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La SAS des Beni Douala en Grande Kabylie, deviendra, grâce à l’efficacité du capitaine Oudinot, le parcours obligé de tous les journalistes en mal d’articles sur la « pacification ».
Un des vingt-trois villages qui la composaient -celui de Tizi Hibel- dont le ralliement sera spectaculaire, aura même l’honneur de la visite du Général de Gaulle en 1959. Il y rodera son discours sur « l’autodétermination », point de départ de tous les malentendus, aussi bien pour les militaires et les « pieds noirs » que pour les « indigènes ». Ce fut le point fort d’une étonnante confrontation entre le Chef de la SAS des Beni Douala et le Général.
Elle s’était amorcée en l958, l’année précédente, au cours du « Dîner des Capitaines » organisé à Alger par le Chef de l’Etat, lors de sa « Tournée des Popotes »
A la question que lui posera Georges Oudinot sur l’avenir de l’Algérie, le Général répondra : « Oudinot, je crois ? Depuis quand le Général De Gaulle a-t-il abandonné un territoire français ? »
De l956 à l961, dans sa SAS, le capitaine va vivre toutes les contradictions des politiques et toutes les occasions manquées pour aller peut-être « autrement » à l’Indépendance.
Son dernier engagement, lorsqu’il se ralliera au « putsch des généraux » en avril 1962, le conduira à la prison de Fresnes le l8 juin 1961.
LE DESTIN D’UN CAPITAINE, c’est une « Autre Histoire » de la Guerre d’Algérie, révélatrice de la complexité d’un conflit dont on découvre, aujourd’hui, toute la modernité.

Visite du général De Gaulle dans le village de Tizi Hibel en août 1959.
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