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Le terme « HARKI » recouvre, aujourd’hui, une réalité complexe et hétérogène. La dénomination englobe, à tort, l’ensemble des « indigènes » musulmans, armés ou civils, qui ont choisi le camp de la France pendant la guerre d’Algérie : LES SUPPLETIFS : • Les harkis membres des harkas : 60 000 personnes en 1961, 46 000 en 1962. Formations mobiles destinées à la défense des villages et constituées ensuite en commandos offensifs sous la responsabi-lité d’un officier. Ils étaient recrutés, sur la base d’un statut civil, par contrat d’un mois renouvelable par cession de trois ou six mois. • Les moghaznis : 19 000 personnes en 1962. Engagés dans les « maghzen », les unités rattachées aux « SAS », ils en assuraient la protection. • Les GMPR, les Groupes mobiles de Sécurité : 11 000 personnes en 1962. Ce sont, pour beaucoup, des anciens combattants musulmans, recrutés sur place. Ils assuraient, de façon autonome et sur un territoire donné, la protection des populations.  L’ARMEE REGULIERE : LES ENGAGES ET LES APPELES MUSULMANS 65 000 hommes en 1961 - 58 000 hommes en mars 1962. LES CIVILS ET DES AGENTS DE L’ETAT • Les fonctionnaires et les notables musulmans : caïds », « aghas »,« bachagas » et les élus locaux, les hauts fonctionnaires ou les intellectuels de culture française qui refusèrent de démissionner ou de se démettre d’un mandat, comme l’exigeait le FLN. • Les anciens combattants : tirailleurs algériens, spahis, zouaves et tous les mobilisés en l4-18 et 39-45. 50 000 civils en 1962 Soit un total d’environ 220 000 hommes en armes en 1962. | Au moment de l’Indépendance, près de 280 000 personnes seront directement menacées de représailles, voir, pour certaines d’entre elles, de mort. En ce qui concerne les Harkis proprement dit et les supplétifs, environ 60 000 à 80 000 d’entre eux seront exécutés en Algérie en 1962 et début 1963. |
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