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L eur naissance et leur développement se sont inscrits dans deux courants idéologiques fondamentaux : celui du mouvement socialiste international, celui du nationalisme arabe et celui du réformisme musulman.
Le précurseur en est Messali Hadj qui a crée plusieurs mouvements successifs, à mesure qu’ils étaient interdits par le Gouvernement.
- L’ENA, l’Etoile Nord Africaine, proche du Parti Communiste Français, qui revendique l’indépendance dès 1926
- Le PPA, le Parti Populaire Algérien qui succède à l’ENA en 1937
- Le MTLD, le mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques, qui prend la suite en 1946 et lance, en 1948, l’OS, Organisation Spéciale, première formation terroriste.
- Le MNA, mouvement National Algérien, fondé en 1955, en opposition au FLN
Le deuxième mouvement est celui de Ferhat Abbas, partisan d’abord d’un système fédéral, qui publie, en 1943, un manifeste pour la Liberté, dont les Amis du manifeste (AMI) fondent en 1946 l’UDMA, l’Union Démocratique du manifeste Algérien, qui se ralliera au FLN en 1956.
Enfin les mouvements des Oulémas, réformistes religieux dirigés par Ben Badis puis Ibrahimi, revendiquent l’union du peuple sous le signe de l’Islam, de la langue Arabe et de la nation algérienne. Ils rejoignent le FLN en 1956.
Créé en 1936, le PCA, le Parti Communiste Algérien, parti multiethnique opposé d’abord au PPA, est contraint, en 1956 , de se soumettre à la direction du FLN et perd toute autonomie.
En 1954, une scission entre messalistes et centralistes du MTLD conduit ces derniers à fonder le CRUA, le Comité Révolutionnaire d’Unité et d’action, dont un directoire de neuf membres crée le FLN, le Front de Libération Nationale et son bras armé, l’ALN, l’Armée de Libération Nationale.
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