
DE 1954 A 1957
Colonel Paul SCHOEN. Crée en 1947 le Service des liaisons nord-africaines (SLNA), qui en avril 1954 révèle l’existence du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA) et suit la montée en puissance du FLN.
Colonel Pierre DECORSE. Commandant le 11ème Choc, chargé de missions spéciales dont le contrôle des maquis messalistes (Kabyle, Kobus, Bellounis).
Général Georges PARLANGE. Responsable militaire et civil des Aurès Nementchas en avril 1955, fait venir des officiers AI du Maroc, précurseurs des SAS. Inspecteur des regroupements en novembre 1959, démissionne en janvier 1960, étant en désaccord avec la politique gaulliste.
Général Jacques FAURE. Commandant la 27eme DIA et la zone opérationnelle de Kabylie en juillet 1958. Il s’engagera à fond dans la Pacification et sera muté en Métropole au moment des « Barricades ». Un des principaux organisateurs du Putsch, il sera arrêté à Paris, amnistié en 1968 et réintégré dans les Réserves en 1982.
Général Raoul SALAN. Nommé Commandant Supérieur Interarmées, CSI, en décembre 1956 et Commandant en Chef, CEC, en juin 1958, après avoir succédé au Général De Lattre de Tassigny en Indochine. Il échappe à l’attentat du bazooka, bénéficie des succès de la bataille d’Alger et de la bataille des frontières, fait appel le 15 mai 1958 au général de Gaulle qui le nomme Délégué général. Relevé en décembre 1958, il rejoint les activistes de l’Algérie française, participe au putsch le 23 avril 1961 et dirige l’OAS à Alger. Arrêté en avril 1962, condamné à la prison à perpétuité et libéré en 1968.
Colonel Antoine ARGOUD. Arrive en Algérie en mars 1956 avec la 7eme DMR. Commandant du 3eme RCA en Mitidja en août 1958 Chef d’Etat Major du Général Massu au moment des Barricades. Un des principaux organisateurs du Putsch et responsable de l’OAS. Son enlèvement à Munich, en février 1961, sera organisé par les Services Spéciaux. Condamné à la prison à perpétuité, il sera amnistié en 1968.
DANS LA BATAILLE D’ALGER
Général Jacques MASSU. Commandant la 10èmeD.P., reçoit tous les pouvoirs à Alger à son retour de Suez. Dirige les opérations de la bataille d’Alger. Président du Comité de salut public en mai 1958. Ayant critiqué la politique d’autodétermination, il est relevé de son poste de Commandant du Corps d’armée d’Alger en février 1960.
Colonel Yves GODARD. Résistant et déporté. Chef d’état-major de Massu, dirige la deuxième bataille d’Alger, l’été 1957. Directeur général de la Sûreté en Algérie de mai 1958 à mars 1960. Participe au putsch puis à l’OAS.
Colonel Roger TRINQUIER. Crée le Dispositif de protection urbaine (DPU) chargé de contrôler la population. En 1958, il succède à Bigeard à la tête du 3èmeRPIMA. Théoricien de la guerre révolutionnaire.
Colonel Marcel BIGEARD. Après d’incessants combats en Indochine et fait prisonnier à Dien Bien Phu, Bigeard se distingue à la tête du 3ème régiment de parachutistes coloniaux (RPC). Après la bataille d’Alger, il dirige l’Ecole de guerre antisubversive de Philippeville-Jeanne d’Arc, puis le Secteur de Saida. Il est muté pour avoir voulu intervenir dans l’affaire des barricades en février 1960.
Capitaine Paul-Alain LEGER. Infiltre les réseaux terroristes d’Alger, opération appelée la « bleuite », ce qui va déclencher d’importantes purges au sein des wilayas 3 et 4.
Commandant Paul AUSSARESSES, chargé de la liaison avec la Police au PC de Massu. Il a reconnu l’emploi de la torture dans la recherche du renseignement. Renvoyé par le Colonel Godard en avril 1957.
Général Jacques Pâris de la BOLLARDIERE. Commandant un Secteur en Mitidja, en désaccord avec Massu, demande sa relève en mars 1957. Sanctionné pour avoir soutenu publiquement Jean-Jacques Servan-Schreiber, mettant en cause, dans l’Express, les méthodes de l’Armée.
DE 1958 A 1962
Colonel Pierre JEANPIERRE. Résistant et déporté. Commande le 1er REP pendant la bataille d’Alger. Abattu avec son hélicoptère dans la bataille des frontières le 28 mai 1958.
Général Maurice CHALLE. Aviateur, résistant. Commandant en chef en décembre 1958, lance en janvier 1959 son plan de démantèlement des wilayas, d’ouest en est, puis son plan d’autodéfense active. Sa prudence lors des barricades entraîne sa relève en mars 1960. Leader du putsch du 22 au 24 avril, il se rend, est condamné à 15 ans de détention et libéré fin 1967.
Colonel Henri JACQUIN. Chef et fondateur du Bureau Etudes Liaisons (BEL). Grand organisateur de la guerre psychologique et de l’infiltration des réseaux du FLN.
Capitaine Georges GRILLOT. Crée en mars 1959 le commando Georges, à base de ralliés, qui multiple les résultats opérationnels dans le Sud-Oranais. Rapatrié en métropole, sans les membres de son unité, le 28 avril 1962.
Commandant Hélie DENOIX de SAINT MARC. Résistant et déporté, Légionnaire en Indochine. Chef de cabinet de Challe en 1959. Commandant par intérim le 1er REP, il se rallie au putsch et contrôle Alger. Condamné en juin 1961 à 10 ans de détention, il est libéré en 1968.
Général Charles AILLERET. Résistant, polytechnicien spécialiste des armes spéciales. Commandant la Zone Est constantinoise (ZEC), hésite au moment du putsch. Nommé Commandant Supérieur de juillet 1961 jusqu’au cessez-le-feu.
Général Joseph KATZ. Commandant le Secteur puis le Corps d’armée d’Oran le 14 juin 1962, consigne les troupes lors du massacre de centaines d’européens le 5 juillet.
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