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Un film documentaire sur la guerre d'Algérie, par Alain de Sédouy

Archiviste de sa mémoire, le capitaine classe les photos de ses guerres perdues. Il sait aujourd’hui que « c’est toujours dans le dos des soldats que se jouent les guerres menées au front. » Et s’il devait résumer, au seuil de sa vie, ce qu’il ressent, cela tiendrait en un seul mot : l’abandon.

 
Du côté Français

 

La 21e DIA, seule division opérationnelle en 1954 va être peu à peu renforcée par une quinzaine de divisions formées en métropole, responsables des zones opérationnelles, et par deux divisions parachutistes de réserve générale. Certaines divisions mécanisées comme la 7ème DMR, la 5ème DB, les 2ème et 4ème DIM, combattent désormais à pied.

Parmi les unités les plus opérationnelles sur le terrain : 25eme et 10eme DP, (Division Parachutiste), la Légion, la DBFM, les Commandos de chasse de l’Air et de la marine, mais aussi les régiments de tirailleurs et de spahis algériens.

Depuis 1946, la durée légale du service militaire, obligatoire dès l’age de 20 ans, est de 12 mois, lorsqu’on est ni réformé ni sursitaire mais jugé « bon pour le service ». Elle sera portée à 18 mois en 1950.

Pendant les « événements » d’Algérie, douze classes furent rappelées. Certaines furent maintenues sous les drapeaux jusqu’à 27 mois.

Les rappels de réservistes en 1955 et en 1956 provoquèrent des manifestations anti-guerre dont la plus violente eu lieu à Grenoble.

Les appelés, sur place en 1961, « 500 000 gaillards munis de transistors » suivant la formule du Général de Gaulle, refusèrent pour la plupart, après avoir entendu son discours, de participer au putsch.

Au moins 7500 appelés furent tués au combat en Algérie. A ce chiffre il faut ajouter plus de 5000 morts résultant d’accidents ou de maladies.

Près de 30 000 appelés furent blessés lors des combats et aussi d’accidents dus à un encadrement insuffisant et à une préparation inadaptée à la nature du conflit.

Les « opérations » seront reconnues comme « guerre d’Algérie » le 5 octobre 1999. Les appelés situés dans les zones de combat ont droit à la Carte et à la Croix du Combattant.

 

LES EFFECTIFS TERRE AIR MER ET GENDARMERIE

1954 : Les effectifs militaires représentent environ 80 000 hommes. 38 % sont des appelés

1955 - les effectifs atteignent 180 000 hommes,

1956 - le rappel sous les drapeaux des « disponibles » monte les effectifs militaires à 480 000 hommes et 26 000 supplétifs

1957 - le maintien sous les drapeaux de 19 à 20 mois conserve le total des effectifs à 460 000 hommes dont 57 % sont des appelés, et 40 000 supplétifs

1961 - 120 000 supplétifs sur 150 000 sont armés. Ils sont encore 80 000 en mars 1962

Entre 1952 et 1962, 1 101 000 appelés ou rappelés et 317 000 militaires d’active participeront au maintien de l’ordre en Algérie.

 
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© 2012 Le Destin d’un capitaine, documentaire sur la guerre d’Algérie, d’Alain de Sédouy.
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